11 octobre 2008
Mais où donc sont les feuilles d'automne passées ?
L'impression de désordre, que résume l'adage selon lequel «il n'y a plus de saisons», est ressentie avec une particulière acuité en milieu urbain. Dans nos villes, c'est le ciel surtout, accompagné de la fraîcheur matinale et vespérale, qui nous rappelle que nous sommes en automne. Les enfants seraient bien en peine, comme nous le faisions autrefois (garnements que nous étions !), de se battre à coups marrons d'Inde ramassés dans la cour de l'école. Quand des marronniers subsistent, tout comme les bogues, leurs belles et grosses graines disparaissent aussitôt, emportées par le zèle des employés communaux.
De même traque-t-on, jusque dans les ruelles les plus reculées, la moindre feuille jonchée sur un trottoir, de crainte qu'un léger tapis végétal putrescent puisse causer chutes ou accidents. La sécurité, légitime, y trouve son compte, la poésie et la nostalgie beaucoup moins.
Sans compter que les puissants engins dont les jardiniers se trouvent désormais dotés provoquent une nuisance sonore et olfactive considérable. Il reste, dans nos cités, les parcs et jardins pour goûter les couleurs de l'automne.
Nos photos : au jardin de la Seille, à Metz, créé le long de cet affluent de la Moselle, dans un quartier qui accueille notamment les Arènes (le palais des sports) et le chantier du Centre Pompidou Metz.
07 septembre 2008
Pain quotidien
Rendez-vous, ce vendredi matin, à la «locale» du Républicain lorrain. Mon interlocutrice n'est pas arrivée, on me fait gentiment patienter. Sur un bureau, inoccupé, de la salle de rédaction, je remarque une affichette placée tout à côté de l'écran, maxime, sans doute, du journaliste absent : «Pas un jour sans une ligne, pas un jour sans une information pertinente». Écrire, ne fût-ce qu'un paragraphe, voilà une habitude qu'il conviendrait d'acquérir très tôt, dès les années d'apprentissage, et ne plus la perdre. Écrire, notre pain quotidien. Notre pensum quotidien ?
16 août 2008
Un tour à la brocante
Petit tour, en ce vendredi, à la brocante de Fey, le village voisin. Le soleil, généreux - mais pour quelques heures seulement ! - engage à la flânerie, de sorte que l'on s'attarde volontiers, de stand en stand, moins à la recherche de l'«occasion» inespérée que par simple curiosité. Et à mesure qu'on parcourt les rues, l'étonnement grandit devant l'extraordinaire bric-à-brac que tout un chacun accumule dans sa cave, son grenier ou son garage.
Prévert en eût fait un inventaire. Qu'en ai-je retenu ? Peu de livres, du reste inintéressants au regard de mes centres d'intérêt ; quelques cartes postales anciennes ; une quantité à peine concevable de bibelots de tous genres ; des appareils ménagers, des machines à écrire ; des objets des la Dernière Guerre et même - nous sommes en Moselle - un casque à pointe. J'oubliais de vieilles poupées (notre photo). Nous sommes repartis avec deux papillons exotiques et cinq chaises à retaper. Ah !, au fait, je n'ai pas vu de raton laveur.
Notre photo : à la brocante de Fey (Moselle).

















