27 octobre 2008
Dans le jardin de ma mère
Le jardin de ma mère a beau se situer au coeur du vignoble alsacien, nul ne tirera, de ces grappes-là, quelque cru millésimé et médaillé. Une modeste vigne sauvage, qui plaît à l'oeil, plus qu'au palais. Elle participe au tableau coloré de l'arrière-saison. Car il subsiste, en cette fin du mois d'octobre, bien des taches vives parmi les feuilles mortes, des baies vives et attirantes au-dessus des plantes à fleur.
26 octobre 2008
Collection automne
Photographie dédiée à Bandolera, grande amie des chevaux
Subtil accord chromatique de la robe alezane du bel équidé et de la forêt lorraine rougissante. D'abord curieux du visiteur qui s'approche de lui, le cheval offre ensuite le spectacle d'une course de vive allure, menée d'un bout à l'autre du pré, avant de s'en retourner, une fois le photographe éloigné, à la paisible solitude qui emplit le vallon.
Photo prise à Vilcey-sur-Trey (Meurthe et Moselle).
25 octobre 2008
Invitation au voyage
Début de vacances scolaires. Hélas, pas pour tout le monde... Pourtant, respirer un autre air ne nous ferait pas de mal. Histoire de se changer les idées et de revenir à l'assaut, avec des forces renouvelées, de la masse de travail qui s'accumule. Alors, on ressent comme une envie pressente de voyager. Mais ce sera pour une autre fois.
Notre photo : une invitation au voyage, toute en poétiques nébulosités, peinte sur un bus du réseau de l'agglomération de Metz Métropole.
16 octobre 2008
Le projet artistique du Centre Pompidou Metz
D'abord promis pour 2009, le Centre Pompidou Metz (CPM) devrait finalement ouvrir ses portes au cours du premier semestre 2010. L'annonce en a été faite à l'Opéra-Théâtre de la ville, voici quelques jours, au cours de la présentation publique (très attendue) du projet culturel et artistique que l'institution entend développer.
Pour la circonstance, le président du Centre Georges Pompidou, Alain Seban, avait fait le déplacement de Paris, accompagné d'Agnès Saal, directrice générale, et d'Alfred Pacquement, directeur du Musée national d'art moderne, l'une des composantes de Beaubourg. À l'invitation du premier magistrat de la cité, Dominique Gros, et du président de la Communauté de Metz Métropole, Jean-Luc Bohl, ils retrouvèrent, sur la scène du théâtre, Laurent Le Bon, directeur de l'association de préfiguration, ainsi que les architectes du projet, Shigeru Ban et Jean de Gastines.
Des indicateurs au rouge ?
Voici cinq ans déjà que le projet se trouve lancé, puisque le choix de Jean-Jacques Aillagon, alors ministre de la Culture après être demeuré à la tête de Beaubourg durant deux mandats et le début d'un troisième, s'est porté sur Metz en janvier 2003 pour l'implantation d'une filiale en province. On sait que, approximativement dans le même temps, de son côté le Louvre mettait sur les rails son programme d'antenne à Lens. Depuis lors, les équipes messine et parisienne ont travaillé d'arrache-pied.
Le résultat, sur le plan architectural, commence à être visible. Aux maquettes présentées dans la Maison du projet (notre photo ci-contre), à l'entrée du chantier, et aux animations spectaculaires en 3D succède désormais le bâtiment lui-même, sorti de terre, auquel manque encore toutefois le fameux toit (42 mètres de haut) qui en sera comme la signature et l'emblème. Une partie de retard pris par le chantier se trouve du reste liée à la difficulté de trouver une entreprise spécialisée en mesure de réaliser cette audacieuse couverture.
Vue du chantier en date du 10 octobre
Fournir des clefs de compréhension
Si les curieux pouvaient suivre, depuis des mois, la progression des travaux, en revanche, les informations faisaient pour le moins défaut au sujet de la teneur culturelle du projet. Laurent Le Bon s'employa, avec un enthousiasme communicatif et un talent oratoire consommé, à en définir les grandes lignes : faire découvrir la création artistique de notre époque sous toutes ses formes ; fournir des clés pour comprendre l'histoire de l'art depuis 1905 ; appréhender le monde par le biais de l'art ; enfin, conquérir de nouveaux publics et les familiariser avec une forme de culture qui peut paraître impressionnante ou incompréhensible.
Au service de cet ambitieux dessein, se trouve d'abord un bâtiment de plus de 10.000 mètres carrés, présenté - pour répondre sans doute aux inquiétudes des contribuables messins - comme «le moins cher d'Europe au mètre carré» (mais un voile pudique fut néanmoins jeté sur les questions financières). Il comportera une grande nef de 21 mètres de haut, un forum, un auditorium, un studio de création, d'importantes galeries d'exposition, sans oublier l'indispensable «écrin de verdure».
Une présentation des espaces du Centre au moyen d'affiches dans l'espace urbain
Dans la mise en oeuvre de son ambition culturelle, le Centre Pompidou Metz, institution autonome par rapport à la «maison mère», voudrait faire preuve du dynamisme dont on crédite les centres d'art, à la manière d'une Kunsthalle de l'espace germanique. Sa politique reposera non sur des collections permanentes, lesquelles n'existeront pas à Metz, pas davantage que des acquisitions d'oeuvres nouvelles, mais sur des expositions temporaires réalisées en puisant dans le fonds considérable du Musée national d'art moderne à Paris et renouvelées trois fois par an.
«Chefs-d'oeuvre ?»
Pour l'ouverture, en 2010 donc, Laurent Le Bon promet une exposition inaugurale intitulée «Chefs-d'oeuvre ?» visant à questionner cette notion galvaudée. On y verra, c'est promis, parmi bien d'autres pièces, des toiles de Derain (Les deux péniches, 1906), Picabia, Braque (La femme à la guitare, 1913), une célèbre photographie de Man Ray (Le violon d'Ingres, 1924), mais aussi L'âge d'or de Bunuel (1930), une sculpture de Brancusi (Le coq, 1935), un Matisse, un Dubuffet et quelques autres... chefs-d'oeuvre.
En attendant, en mai 2009, se déroulera une manifestation de préfiguration intitulée «Constellation». Rendez-vous est pris.
14 octobre 2008
Art tubulaire
Le chantier du Centre Pompidou Metz (CPM), dont l'ouverture est annoncée pour le premier semestre 2010, avance de façon spectaculaire ; j'aurai, un de ces jours prochains, l'occasion d'y revenir. Il attire en tout cas les passants, curieux de voir petit à petit se dessiner - de loin, car l'accès en est interdit - cet immense bâtiment appelé à abriter l'une des institutions culturelles les plus originales du Grand Est, vouée à l'art moderne et contemporain. En attendant une contribution un peu plus étoffée dans ce bloc-notes, voici une photographie prise il y a quelques jours.
13 octobre 2008
La fête est finie
Aux Arènes, le palais des sports de Metz, la fête du tennis est terminée. L'Open s'est refermé. Les champions jouissent d'un repos mérité, à moins qu'ils n'aient déjà repris l'entraînement. Dans les coulisses, quelques jours après la tombée du rideau, c'est encore l'effervescence. On s'active pour tout remettre en ordre et pour que les activités sportives ordinaires puissent reprendre leur cours. L'après-Open, c'est aussi cela : remiser les chaises, jusqu'à la prochaine fois.
12 octobre 2008
Dans le jardin de la culture
Dans un très beau petit livre, laconiquement intitulé Le Dialogue, François Cheng retrace son itinéraire linguistique, les richesses infinies mais aussi les grandes difficultés nées de la rencontre, de la coexistence et de l'échange entre deux langues, le chinois et le français, et les deux cultures dont elles sont à la fois l'expression et l'instrument.
J'y relève une belle définition de la culture comme un jardin, où l'un contribue au divers, où l'individualité unique de chaque personne rejoint un ensemble plus vaste, qu'il enrichit et dont il se nourrit. «L'image idéale d'une culture n'est-elle pas un jardin à multiples plantes qui rivalisent de singularité et qui, par leurs résonances réciproques, participent à une oeuvre unique ?»
À lire : François Cheng, Le Dialogue : une passion pour la langue française, Shanghai : Presses littéraires et artistiques de Shanghai ; Paris : Desclée de Brouwer, 2002.
Nos photos : au Jardin botanique de la ville de Metz, à Montigny-lès-Metz (en haut) ; au parc de la Pépinière de Nancy (au milieu) ; dans un jardin de Biscarosse (Landes), en bas.
11 octobre 2008
Mais où donc sont les feuilles d'automne passées ?
L'impression de désordre, que résume l'adage selon lequel «il n'y a plus de saisons», est ressentie avec une particulière acuité en milieu urbain. Dans nos villes, c'est le ciel surtout, accompagné de la fraîcheur matinale et vespérale, qui nous rappelle que nous sommes en automne. Les enfants seraient bien en peine, comme nous le faisions autrefois (garnements que nous étions !), de se battre à coups marrons d'Inde ramassés dans la cour de l'école. Quand des marronniers subsistent, tout comme les bogues, leurs belles et grosses graines disparaissent aussitôt, emportées par le zèle des employés communaux.
De même traque-t-on, jusque dans les ruelles les plus reculées, la moindre feuille jonchée sur un trottoir, de crainte qu'un léger tapis végétal putrescent puisse causer chutes ou accidents. La sécurité, légitime, y trouve son compte, la poésie et la nostalgie beaucoup moins.
Sans compter que les puissants engins dont les jardiniers se trouvent désormais dotés provoquent une nuisance sonore et olfactive considérable. Il reste, dans nos cités, les parcs et jardins pour goûter les couleurs de l'automne.
Nos photos : au jardin de la Seille, à Metz, créé le long de cet affluent de la Moselle, dans un quartier qui accueille notamment les Arènes (le palais des sports) et le chantier du Centre Pompidou Metz.
10 octobre 2008
Siècle des Lumières
Voici, pour sourire, un aphorisme de Tomi Ungerer, le dessinateur et illustrateur strasbourgeois bien connu, auquel sa ville natale a dédié un musée qui lui est entièrement consacré et qui a ouvert ses portes à la fin de l'année 2007.
«Nous avons connu le siècle des Lumières, nous vivons dans le siècle de l'éclairage.» (Vracs, Paris : Le Cherche-Midi, 2000).
Notre photo : la place Stanislas (symbole par excellence des Lumières en Lorraine). Signalons une exposition portant sur le merveilleux dans l'oeuvre Tomi Ungerer au château de Malbrouck à Manderen (Moselle), jusqu'au 15 décembre 2008.
03 octobre 2008
Cave canem
Photographie prise place Saint-Louis à Metz


































