Bonnes feuilles de mon jardin - Nature et culture

Le blog de Philippe Hoch - Notes, notules et photographies

31 août 2008

Alignements

Chats_Marsal

Nous ne sommes pas à Carnac, mais à Marsal, en Moselle. À chacun ses alignements. Point de menhirs, mais, de façon certes plus banale, dans une cour de ferme, ces trois lignes parallèles. Sur la façade, à intervalles réguliers, des géraniums à faire pâlir nos voisins alsaciens. Puis, la diagonale des récipients destinés à recueillir le lait, reconvertis à des fins horticoles, et des bacs en pierre. Un sens de la géométrie qui en impose. Aucun écart ne peut être toléré ; les trois petits chats l'ont bien compris, qui, je le souligne, suivent la ligne avec discipline. Mais j'ai suffisamment aligné de phrases. Point à la ligne.

Posté par philippehoch à 05:19 - Photographies - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :


30 août 2008

Dans la tour des dames

Fen_tre_Malbrouck

Il y a bien longtemps, ma foi, que je n'ai pas cédé à la tentation de publier une nouvelle fois dans ces pages la photographie d'une fenêtre. Tout au plus, l'autre jour, des effets de lumière sur la paroi blanche de la Synagogue de Delme ou bien avant-hier, sur le sol de ce même lieu.

Voici donc une image encore, réalisée au château de Malbrouck, à Manderen (Moselle), dans la tour des Dames, du sommet de laquelle on aperçoit, d'un côté l'Allemagne et, en se retournant, le Luxembourg. À deux pas de Schengen, où les accords du même nom ont été signés, l'édifice médiéval (fortement reconstruit) se trouve au coeur du «pays des trois frontières».

Posté par philippehoch à 05:24 - Photographies - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

29 août 2008

Lapin joliment posé

Lapin_Georges_2

Détail de la porte d'entrée du lycée Georges de La Tour à Metz

Posté par philippehoch à 05:30 - Photographies - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

Un grand philosophe

Son nom apparaît en lettres d'or dans toutes les anthologies de la pensée antique et ses Pensées figurent au programme des examens ; nul doute : l'empereur Marc-Aurèle, qui a vécu au IIe siècle après Jésus-Christ, est un «grand» philosophe.

Ceux qui douteraient encore de sa position éminente dans le panthéon de la culture classique en trouveront la confirmation dans cette nouvelle, qui réjouira les archéologues mais aussi les adaptes des principes moraux du stoïcisme. D'importantes parties (la tête, le bras droit et la main tenant un globe, ainsi que les jambes) d'une statue de l'imperator viennent en effet d'être découvertes en Turquie. Le pied impérial mesure près d'un mètre et la statue devait atteindre la dimension d'environ quatre mètres et demi... Pas de doute : un très grand philosophe... Un vrai colosse.

Ayant évoqué, sérieusement cette fois, la pensée de Marc-Aurèle, voici quelques semaines, je ne pouvais pas ne pas rapporter une nouvelle qui, plaisanterie mise à part, ne peut que réjouir tous ceux que l'Antiquité intéresse.

Source : Le Monde, jeudi 28 août 2008, à la «une».

Posté par philippehoch à 05:02 - Pensées des philosophes - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

28 août 2008

Kanon

Delme_expo

Kanon : le mot, de saveur hellénique, tout pétri de classicisme, évoque d'abord l'idée de modèle, de forme accomplie qui, dans sa plénitude, appelle l'imitation, suscite l'émulation. Les Grecs y voyaient l'idéal des proportions du corps humain, mais aussi, sur le plan littéraire, la liste des auteurs dignes de former le goût.

Lorsqu'on pénètre dans la Synagogue de Delme, on comprend d'emblée que le propos de Katinka Bock, dont l'exposition s'intitule précisément Kanon se situe sur un tout autre plan. À la permanence du modèle, cette artiste (née en 1976 à Francfort-sur-le-Main, formée à Berlin et à Lyon) préfère, à l'évidence, une certaine précarité ; à la perfection formelle, la faille, le défaut. «Le ratage, la fragilité et le décalage font partie intégrante des oeuvres qui contiennent leur propre destruction», peut-on lire dans un document remis au visiteur.

Une phrase articulée dans l'espace

Delme_expo_2

On ne tarde pas à comprendre que le canon relève moins de la plasticité immobile que du mouvement musical. «L'exposition à Delme peut se lire comme une phrase articulée dans l'espace, voire une partition», dans laquelle la répétition joue un rôle essentiel. L'eau, absente de l'ancienne synagogue, que Katinka Bock fait cependant circuler dans tout l'édifice, en constitue aussi une sonore métaphore.

Les pierres elles-mêmes paraissent avoir été animées d'un mouvement ayant abouti à leur fragmentation, comme dans Landschaft mit Hut où «plusieurs tranches d'un même bloc sont disposées en escalier pour composer un paysage abstrait, sur lequel un fond de chapeau en feutre est posé».

L'attachement au lieu

Delme_expo_chapeau

Quant au couvre-chef, précisément, nonobstant le cadre de la synagogue, il ne renvoie pas à la kipa, comme on pourrait le penser au premier regard, mais bien «à une multiplicité de cultures, qu'elles soient laïques ou religieuses». Il marque moins, en l'occurrence, une identité affirmée, qui se poserait dans l'opposition, qu'un attachement à un lieu.

Toute l'exposition de Katinka Bock, du reste, a été pensée et organisée en fonction de ce lieu singulier - qui ne pouvait être anodin - d'une ancienne synagogue (dont il a déjà été question dans ce bloc-notes), devenue un centre d'art réputé.

Delme_expo_vid_o

À voir : Katinka Bock, Kanon, Centre d'art contemporain La Synagogue de Delme, jusqu'au 28 septembre 2008. Visite guidée de l'exposition le 10 septembre 2008, à 19 h, dans le cadre des Journées européennes de la culture juive.

Nos photos : de haut en bas, le rez-de-chaussée de la Synagogue ; Landschaft mit Hut (2008) ; détail du chapeau ; une image de Couler un tas de pierre, vidéo, noir et blanc.

Posté par philippehoch à 05:35 - La vie d'artiste - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

27 août 2008

Mur de la poterne

Marsal_Poterne_1

Me voici de pied ferme, dès 9 heures tapantes, sur le site de l'ancienne place forte de Marsal, dans le pays mosellan du Saulnois, devant la Porte de France qui abrite aujourd'hui le musée départemental du Sel. Car, comme le nom de la localité l'indique clairement, l'exploitation du sel se trouve étroitement liée à son développement, et ce depuis la protohistoire. Des fouilles archéologiques menées chaque été depuis plusieurs années, en coopération à présent avec l'Institut d'Archéologie de Pékin, le confirment de manière toujours plus précise. Un peu plus loin, l'église Saint-Livier offre au visiteur de touchants exemples de la piété populaire, sous la forme de statues en hommage au patron des lieux, mais aussi de saint Nicolas.

Marsal_Poterne_4

Surprise, sur le chemin du retour vers la voiture, en découvrant par hasard un mur livré à la fantaisie et à la créativité d'artistes dont j'ignore tout. Car il ne se trouve, sur place, aucune indication quant à la nature de cette oeuvre singulière, polyptyque foisonnant, et aux circonstances dans lesquelles elle a pu être réalisée. Si l'on en croit cependant un document du ministère de la Culture, il s'agit du «mur de la Poterne», restauré et décoré dans le cadre d'une opération, Les dix jours de l'art contemporain, en 2007. Le travail se poursuit, je suppose, car face à la paroi deux tentes sont dressées. Mais point d'artistes. Dommage, car il eût été intéressant de les interroger sur le sens de leur démarche et sur la manière dont cette réalisation collective s'organise.

Marsal_Poterne_2Marsal_Poterne_3

Posté par philippehoch à 04:39 - La vie d'artiste - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

26 août 2008

Exotisme à domicile

Palmiers_cath_drale_2

Notre cathédrale Saint-Étienne de Metz, chef-d'oeuvre bien lorrain de l'art gothique, vous a, ces jours-ci, un petit air méditerranéen. Quelques palmiers posés là et l'on se trouve incontinent transporté vers des rives ensoleillées. S'agirait-il de vaincre la grisaille permanente de ce triste mois d'août par le symbole des pays où il fait toujours beau ? Peut-être la récente initiative de Metz-Plage participe-t-elle du même esprit. À défaut de soleil, du sable... et, donc, des palmiers. On ne peut tout de même pas tout avoir.

Posté par philippehoch à 05:27 - Photographies - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

25 août 2008

Saint-Louis

Saint_Louis

C'est aujourd'hui la Saint-Louis. En pensant au roi du XIIIe siècle, quelques images émergent de la mémoire. Ainsi, le souverain assis sous son chêne rend-il la justice à Vincennes. Pareillement, se veut-il un artisan de la paix, livrant bataille, si l'on peut dire, aux guerres qui, à tout moment, se déclarent en quelque endroit du royaume.

Grand «brûlement»

Saint_Louis_affiche

Louis, dont l'Église fera l'un de ses saints - honoré en ce jour - revêt aussi, au soir de sa vie, la bure du franciscain, prônant humilité et mortifications dont il donne, pour l'édification de tous, l'exemple. C'est en soldat du Christ, sur le chemin, pour la seconde fois, de la croisade, qu'il rendra son âme à Dieu.

Car pour Louis, la foi ne souffre point de compromis et ses ennemis doivent être vaincus, passés par le fil de l'épée ou, du moins, réduits au silence. Ainsi fait-il brûler le Talmud et contraint-il les juifs à porter un insigne qui les rende à tous reconnaissables. Cela aussi, c'est saint Louis.

Saint_Louis_balcon

L'une des plus anciennes et plus belles places de Metz (notre photo ci-dessous).  porte, depuis 1707, le nom de Saint-Louis. On y a édifié une statue (notre photo, en haut) en l'honneur du roi. Son ancien nom, place du Change, fait référence à l'activité bancaire qui s'y déroulait depuis le Moyen Âge.

L'alignement des arcades et des façades qui les prolonge fait de cet ensemble un exemple architectural remarquable. Certains balcons bénéficient d'une ornementation qui ajoute à leur charme (notre photo ci-contre).

Désormais débarrassée des véhicules qui y stationnaient, la place est livrée aux passants ; il reste cependant à lui donner un peu de vie.

Saint_Louis_place

Posté par philippehoch à 05:24 - Calendrier - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

24 août 2008

« L'oreille pensante »

Conservatoire

Dans notre bonne ville de Metz, le conservatoire de musique se trouve situé dans le coeur historique de la cité, sur les hauteurs de la colline Sainte-Croix, rue du Paradis. Mais la félicité céleste que promet une telle adresse se mérite et les jeunes élèves, chargés de leur instrument parfois volumineux et pesant, grimpent une ruelle escarpée pour y parvenir. Cette réalité topographique me paraît offrir une belle image de l'éducation musicale - et de la culture tout court - qui devrait être accessible à tous, mais qui, en même temps, doit être conquise à force de travail et de persévérance.

Découvrir les parallèles entre la musique et la vie

Dans un récent numéro de L'Express (en date du 7 août 2008), le chef d'orchestre Daniel Barenboïm faisait part de son point de vue au sujet de la place de la pratique musicale dans la formation et la culture générale, pour regretter une marginalisation de cet art.

«La musique ne fait plus partie d'une éducation généraliste. Elle est devenue spécialisée. Dans les conservatoires, un futur violoniste n'est pas guidé vers les autres formes d'expression artistique. C'est dommage, car quelqu'un qui n'est pas suffisamment éduqué reste à la surface des choses. J'ai parfois peur que la société des loisirs ne dévore ce que j'appelle l'oreille pensante : cette sagesse qui permet de découvrir les parallèles entre la musique et la vie.»

La culture tout entière, du reste, est affaire de dialogue, d'aller-retour entre une personnalité structurée, qui ne cesse de s'enrichir, et la vie, elle aussi toujours renouvelée.

Notre photo : l'atelier d'un luthier, rue du Paradis (un nom prédestiné !), en face du Conservatoire à vocation régionale de Metz.

Posté par philippehoch à 05:32 - Musique - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

23 août 2008

Suspension

V_lo_Nancy

On croirait l'image sortie de quelque film de Jacques Tati. La rencontre improbable d'un nain de jardin et d'une bicyclette dans les airs ; la poésie de l'insolite. «Chez Marguerite», à Nancy, point de néon agressif, ni d'enseigne tape-à-l'oeil ; simplement, ce vélo, son cageot sur le porte-bagages et deux pots colorés. Il suffit de peu de choses...

Notre photo : façade du restaurant «Chez Marguerite» à Nancy.

Posté par philippehoch à 05:00 - Photographies - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :
« Accueil  1  2  3  4   Page suivante »